la dame blanche

 la dame blanche
Elle s'est dûrement approchée. Il faisait froid. Un froid glacial.
Et le vent n'était pas un souffle léger.
Il venait frapper son visage, le martyriser jusqu'à l'ensanglanter.
Ce jour là, peut être, cherchait elle à se rapprocher des cieux...
Oui. Elle venait confier son âme à dieux.
Le regard décidé, droit, dûr, froid, elle savait ce qui l'attendait et au sommet de la montagne qu'elle avait gravi, elle s'arreta.
Tendit les bras vers la croix qui se perchait devant elle.
Elle venait demander Asil au seul espoir qui lui restait.
"Ne me rejette pas, Seigneur"
Sous ses pieds coulait le sang.
Sa marche n'était qu'un long ruisseau vers l'eau de là et au pied de la croix, elle s'agenouilla.
La neige vint piquer son visage, pétrifier ses mains et glacer son corps.
Comme si quelqu'un avait entendu son appel.
La tempête se leva.Elle ferma alors les yeux.
Son coeur récitait une lourde prière.
La violence de la terre sur la fragilité du corps formait pourtant cette ci belle harmonie.
En le corps et la terre s'élevait alors le cosmos.
Ce parfait équilibre.
Et dans l'immensité du monde se perdu son regard.
Son âme se dissout dans l'apocalypse.
Et son corps gît là, dans sa finitude.
Les yeux fixés dans cet infini blanc.
La pureté. La pitié.
Cette tâche noire dans la blancheur du monde.
L'être dans la nature.
La peur dans la sagesse.
Et la seule issue de cette peur, le seul espoir de l'Etre, son seul but: la Vie.
Oui."Laissez moi vivre" semblait encore crier sa bouche bleuie.
On aurait presque pu imaginer son souffle si son corps n'avait pas était aussi froid, si ses yeux n'avaient pas semblés aussi vides.
Et en cherchant la vie, elle avait trouvé la mort.
Cette paix éternelle pour ce corps.
Où a fui son âme ce jour là...A t-elle rejoind celle en son tout puissant le "transcendant" ou est elle restée parmis les "imminants".
Sa fois l'a t-elle sauvée ou perdue...



Quoi qu'il en soit, qui qu'il soit, dieu, les hommes, la terre, ils ont laissés son corps en paix.
Oui. N'oubliez jamais cela.
Qui qu'il soit; d'où qu'il vienne;Ils ne l'ont pas touchée.
Et le sang coulant de l'humanité n'est que l'effroyable combat entre dieux et les hommes.
Celui qu'on appel le Divin; ceux qu'on appel mortels.
Et sur notre Terre, celle sur laquelle nous vivons ensemble, celle pour laquelle des hommes se battent contre des hommes et des dieux contre des dieux,



Laissez nous vivre

texte, pix by ik
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# Posté le vendredi 17 août 2007 17:08

Modifié le vendredi 17 août 2007 17:50

c'est un solitaire. çà se joue à un joueur [logique?]

c'est un solitaire. çà se joue à un joueur [logique?]



La solitude de l'homme fait sa sagesse.



L'homme seul fait sa follie.

















ceux qui l'on choisit ne se sentent vraiment seul que parmis les autres


texte, pix by ik

# Posté le vendredi 17 août 2007 17:13

Modifié le samedi 18 août 2007 12:44

un Passant

un Passant
Où que le jour se soit une fois arrêté, quand que le soleil se soit parfois caché, j'ai attendu.
Ici, il n'y a personne. Tout parait si tranquille. Si calme. Si simple.
Une âme passe et suit son chemin. Non. Un corps. De la chair et du sang. Ces corps si importants et dans le temps, le corps, une poussière.
Un bruit qui grésille et fait frémir le silence : leur voix. Leur pas.
Peut on se sentir mieux qu'en se sentant seul si seul soit-on ?
Qui peut mieux nous comprendre que nous même ? Qui peut mieux nous voir ? A part nous même, qui nous voit vraiment...
Un corps passe. Une âme me tend la main. Je sens son souffle pénible. Je ne vois pas ses yeux mais je les devine.
Rouges. La colère. La sagesse du mort. De celui qui de son vivant criait sans jamais être entendu. De celui qui écrivait pour mieux être vu. Celui qui pleurait derrière ses sourires.
Oui. Celui-ci est mort. Mort car il était seul. Tellement seul qu'il avait fini par comprendre qu'aucun corps ne l'accompagnerait jamais tant qu'il traînerait son âme.
Ainsi, il s'est débarrassé du poids qui s'est pesé sur lui il y a longtemps, le mort, quand il a commencé la drogue pour oublier ce qu'il était. Pour oublier son âme et ses pensées.
Oui. Quand il était encore vivant le mort, shooté au dixième degré, il continuait pourtant toujours à exister en tant qu'âme.
Quand il se sentait partir, quand il ne se sentait plus, quand il croyait quitter son âme, le mort, il quittait son corps. Et frivolement, les yeux perdus, les mains déchiquetées, le corps nu de toute propreté, il arrêtait son chemin au bord de la mer.
Pauvre mort.
Qu'est-il devenu le jour où il a compris dans son reflet qu'il ne se débarrasserait jamais de son âme.
Qu'a-t-il fait lorsqu'il a compris qu'il serait toujours seul; que ce n'était pas à lui de comprendre mais au monde; que ce n'était pas son monde.
Pauvre mort.
Ce jour là, il était lui.
Ce jour là, il est mort.


Et malgré cela, j'ai vu des corps sans pudeur passer.

text by ik
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# Posté le vendredi 17 août 2007 17:29

Modifié le vendredi 17 août 2007 17:50

[ obseques ]

[ obseques ]


décédé dans la semaine du au 6 au 13 aout... finit par comprendre et par trouver...
adieu


# Posté le vendredi 17 août 2007 17:43